September2016 Temp EuropeL'année 2016 peut-être considérée comme étant l'année la plus chaude depuis qu'il existe un suivi de la température moyenne globale de la planète, c'est à dire 1850.

C'est le second triste record (en ce qui concerne les préoccupations environnementales planétaires) puisque c'est aussi en 2016 que nous avons atteint la concentration de 400 ppm de CO2 dans l'atmosphère.

Valérie Masson-Delmotte, climatologue au Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement CEA/CNRS (LSCE) confirme :

Depuis les années soixante, le réchauffement se fait à un rythme de 0,17 °C tous les dix ans.

 

L'année 2016 devrait ainsi dépasser d'environ 1,2 °C la moyenne de l'ère préindustrielle.

L'Europe (voir ci-contre l'image de la situation en septembre 2016) est touchée dans une moindre mesure selon l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM, lien ci-dessous) : pas de record battu, mais la quatrième année la plus chaude.

Source de l'image : EURO4M.

Pour suivre l'actualité du climat

LienWeb ONULienWeb OMM

 
Article à lire dans la presse à ce sujet :

- Vers un record de chaleur en 2016 - Le Figaro, mardi 20 décembre 2016, Marielle Court (@MarielleCourt).

centrale nucleaire civaux EDF 86

En approfondissant l'analyse du coût réel de la filière nucléaire, quand l'évaluation prend en compte l'option de prolongement de la durée de vie des centrales nucléaires françaises avant leur démantèlement, cette filière s'avère moins intéressante économiquement face aux énergies renouvelables.

En menant une action énergique (et juridique) contre EDF en cette fin d'année 2016, Greenpeace relance utilement le débat sur l'analyse publiée en 2014 par la Cour des Comptes.

 

 

D'après le rapport de la Cour des Comptes en effet :

Les dépenses futures liées à l’activité électronucléaire, qui concernent,
- le démantèlement des installations à la fin de leur exploitation,
- la gestion des combustibles usés,
- la gestion des déchets,
s’élevaient globalement à 87,2 Md€ en 2013 et ont progressé de 5,2 % en euros constants depuis 2010 (+ 9,7 % en euros courants).

Précision sur la méthode de calcul reprise par Greenpeace :
« Les coûts complets (LCOE – Levelized Cost Of Electricity) des moyens de production renouvelables et leurs évolutions dans les prochaines années ont été calculés sur la base des mesures historiques obtenues ces 10 dernières années, des courbes d’apprentissage liées aux investissements mais aussi des analyses d’évolution des coûts de raccordement au réseau, de démantèlement, d’exploitation et de maintenance. »

Simultanément, c'est l'évaluation du "coût carbone" de l'énergie produite par les centrales nucléaires françaises qui doit être revue, en intégrant les activités de maintenance et de démantèlement…

filiere nucleaire territoire francecouv doc cours des comptes 2014lien doc etude greenpeace 2014


Document à consulter :
- Cour des comptes, Le coût de production de l’électricité nucléaire actualisation 2014 – mai 2014 (lien ci-dessus au centre),
- Le coût de production futur du nucléaire exploité au-delà de 40 ans, document publié en juin 2014 par Greenpeace France (lien ci-dessus, à droite).

couv doc livestockslongshadow

 

La dépendance de notre régime alimentaire vis-à-vis des fermentations entériques des bovins indispensables pour la production de lait et de viande de ruminants soulève une question encore vertigineuse aujourd'hui : doit-on apprendre à se passer des services rendus par les ovins et les bovins ?

L'actualisation récente de la comptabilité des émissions de méthane montre une tendance nette à l'augmentation de la concentration de ce gaz dans l'atmosphère, avec des explications mais aussi une part d'inconnu (quelle contribution des sols et des zones humides?).

  • Lien vers la page du Global Methane Budget : GMB

  • Lien vers le document en version .pdf : document GMB

  regional methane sourcesRessource dans la presse :

l'article de Coralie Schaub dans Libération du lundi 12 décembre 2016 (rubrique France p. 18), intitulé "Méthane dans l'atmosphère : le bétail qui change tout". 

cop22 photo officielle

 

D'après Armelle Le Comte, Chargée des questions climat et énergie pour Oxfam France :

 

La 22éme Conférence internationale sur le climat (COP22) aurait dû être celle de l’action et de la mise en œuvre concrète de l’Accord de Paris. Au lieu de cela, les ministres et les négociateurs des pays développés sont venus les mains vides. Ils se sont entêtés à faire la sourde oreille à la question du déficit de financement de l'adaptation et ont préféré fermer les yeux sur l’incapacité de l’Accord à protéger véritablement les personnes les plus touchées par le changement climatique...

 

 oxfam bilan COP22

 

Et, que trouvons-nous dans le texte de la Proclamation de Marrakech pour l’Action en faveur de notre climat et le Développement Durable :

 

"La transition requise de nos économies pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris fournit une opportunité positive et substantielle pour une prospérité accrue et un développement durable".

 

 

affiche questcequonattend

Sortie nationale du documentaire "Qu'est-ce qu'on attend ?" de Marie-Monique Robin, sur Ungersheim, commune en transition

 

Le village d'Ungersheim et ses 21 actions pour le 21ème siècle méritait ce développement en image.
Une occasion de suivre des chemins possibles entre le local et le global.
 
 En trente ans de carrière, j’ai beaucoup soutenu les "lanceurs d’alerte", ces hommes et ces femmes courageux, qui dénoncent des dysfonctionnements majeurs que les puissants voudraient cacher.
Aujourd’hui, j’ai décidé de mettre en lumière les "lanceurs d’avenir", ces héroïnes et héros locaux
qui ont décidé d’agir ici et maintenant,
pour montrer qu’un autre monde,
plus juste, plus durable et plus solidaire, est possible.
Alors, avec eux, je vous le demande : Qu’est ce qu’on attend ?
Marie-Monique Robin
  • Lien vers le site officiel :

site web marie monique robin

doc emissions ges energie

Une "stabilité" toute en nuances

Les discours abscons et les propos lénifiants sont transmis par les canaux officiels et repris par de grands médias pour mettre en avant une supposée stagnation des émissions de Gaz à Effet de Serre, alors que celle-ci n'est démontrée que par un calcul sur une partie des activités humaines.

Et c'est désormais un refrain :

- en mars 2016, c'est le Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) qui  affirmait "les émissions de CO2 ont connu une quasi-stabilité dans le monde en 2014".

titre cgdd emissionsCO2

- en novembre 2016, c'est une étude anglaise du Tyndall Centre for Climate Change Research, (University of East Anglia), dont les résultats ont été largement repris et diffusés lors de la COP22, qui montre la même tendance à partir des émissions calculées pour l'année 2015.

Les émissions comptabilisées sont liées à la combustion d’énergie fossile et aux procédés industriels - consommations inventoriées dans les statistiques officielles des pays, qui seraient la cause de 85 % des émissions dans le monde -, mais elles excluent les autres sources d'émissions, notamment celles dues aux changements d'utilisation des terres (les bouleversements des sols et des couvertures végétales provoquant des émissions de GES). Et surtout, ces calculs ne mettent pas en parallèle les émissions et les différentes formes de stockage du carbone dans les écosystèmes terrestres et aquatiques.

C'est pourtant bien une estimation du bilan entre d'un côté l'ensemble des émissions de GES et de l'autre la somme des processus de stockage-déstockage qui devrait être prise en compte pour pouvoir tenir des propos rassurants.
 

  • Lien vers la publication du Tyndall Centre for Climate Change Research sur le site du Centre d'Analyse et d'Information sur le CO2 :

Global Carbon Budget 2016

  • Lien vers le document sur le site de l'Agence Internationale de l'Energie :

http://www.iea.org/publications/freepublications/publication/KeyCO2EmissionsTrends.pdf

 

flickr nasa climateLa COP22, un temps de concrétisation des engagements pris ?

Aussi fructueuse soit-elle, une étape de planification d'une mise en œuvre à grande échelle de solutions pour limiter les émissions de GES des activités humaines dans les années qui viennent pourrait ne pas être complètement rassurante. De la même façon, c'est une tâche ardue d'estimer la portée réelle de toutes les initiatives de terrain, plus ou moins localisées, plus ou moins généralisées, voulant de bonne foi apporter leur contribution pour améliorer le bilan carbone de la France. Les dynamiques partant "du haut" pour fixer des objectifs par pays, et celles portées par des acteurs de terrain pour prendre de l'ampleur et essaimer, se rejoignent sans doute à un moment donné pour une accélération de tous les processus…

Pour celles et ceux qui comme moi sont à la recherche du tableau de bord affichant l'estimation globale du niveau des émissions de GES "actions d'atténuation comprises", je crains d'avoir une mauvaise nouvelle : au moment où des états annonceront des diminutions de leurs rejets grâce à telle ou telle action d'atténuation, il faudra une double comptabilité – extrêmement difficile à mettre en place et à défendre – issue d'un organisme de contrôle indépendant, capable de mettre en parallèle ce qui a été "émis en moins" d'un côté, et "émis en plus" de l'autre… dans le même temps.

Toutes les bonnes volontés et tous les lanceurs d'alerte climatiques ne suffiront pas : nous avons besoin d'une revue critique indépendante à l'échelle internationale sur le bilan des réductions et des augmentations d'émissions.

Et le GIEC dans tout ça ? Cela ne fait-il pas partie de ses attributions ? N'est-il pas en mesure de faire la comptabilité des émissions de GES en moins et de les replacer dans le contexte d'un bilan carbone mondial actualisé ?

C'est ce que nous devrons chercher à vérifier aussitôt la COP22 terminée, et dans les années qui suivront !

Annonce de l'évènement organisé le 17 novembre 2016 par la FR CIVAM en Limousin à Limoges

Annonce permaculture afficheInpact
 

Permaculture, pour quelle réalité économique ?

Le 17/11/2016 à Limoges, salle Blanqui à partir de 19h30.


Au programme :

  • PARTIE 1 : présentation  de l’étude de l'INRA sur la viabilité des systèmes en permaculture par François léger, Ingénieur de recherche AgroParisTech.

  • PARTIE 2 : échanges et témoignages d'agriculteurs et/ou maraichers engagés ou non dans une démarche permacole, utilisant ou non des techniques permacoles sur leur exploitation, et présentation  concrètement la viabilité économique de leur exploitation. Et comment est abordé l'aspect économique au sein de l'exploitation, quels regards aux vues des éléments qu'aura apporté la première partie.

 

Contact : Brigitte Zizard, FRCIVAM en Limousin - Tél: 05 55 26 07 99.

 

 

 

 

Une attente très forte vis-à-vis d'une COP22 sensée concrétiser les engagements pris avec l'accord de Paris

Annonce COP22 sur le web      

Principales intentions affichées :

"Tout en renforçant les mesures d'atténuation et d'adaptation de toutes les parties avant 2020, les gouvernements travailleront à des efforts concertés à Marrakech pour soutenir l'action nationale qui donnera effet aux contributions déterminées au niveau national, combinées à des initiatives de collaboration dans le cadre d'une action climat mondiale intensifiée avec les acteurs non étatiques".

"Pendant la Conférence de Marrakech, les pays du monde entier travailleront aussi pour mettre en œuvre des mesures visant à renforcer les flux financiers adéquats, un nouveau cadre de technologie et un cadre amélioré pour le renforcement des capacités comme prévu par l'Accord de Paris, tout ceci en vue de soutenir l'action des pays en développement et des pays les plus vulnérables, conformément à leurs propres objectifs nationaux".

Extraits de l'avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à l'exposition alimentaire des enfants de moins 3 ans à certaines substances

Etude ANSES alimentation infantile     

Morceaux choisis :

"Les évaluations des risques sanitaires réalisées sur la base de ces résultats ont mis en évidence que, pour plus de 90% des substances pour lesquelles l’évaluation de risque a été réalisée, l’exposition a été jugée tolérable ou acceptable".

"Neuf substances ou familles de substances ont été jugées préoccupantes : arsenic inorganique, nickel,plomb, dioxines et furanes, polychlorobiphényles, acrylamide, furane, mycotoxines déoxynivalénol et ses dérivés et enfin T-2 et HT-2. Pour ces substances il apparaît indispensable de mettre en place ou de renforcer des actions afin de diminuer l’exposition de la population infantile".

"Par ailleurs, la prise en compte des effets des expositions aux mélanges de substances qui résultent des pratiques agronomiques, de la métabolisation des  pesticides et des consommations alimentaires fait en outre l’objet d’un projet de recherche européen auquel participe activement l’Anses et de travaux coordonnés par l’EFSA auxquels l’Agence contribue également".

 

Comment votre entreprise ou votre collectivité
s'est elle saisie de la question climatique ?